20.10.2007
REGRETS
Regret, il ne faut pas avoir de regrets, mais est-ce vraiment possible ? Pour ne pas avoir de regrets il faudrait emprunter des chemins dont on sait à l’avance où ils nous conduisent. Comment savoir, au moment de prendre une décision, si ce choix n’est pas déjà une erreur qui nous amènera à le regretter. Ne jamais avoir de regrets. Mais peut-on choisir d’en avoir ou pas, les regrets s’imposent comme une évidence. Le moment présent ne se vit que dans le futur, dans le souvenir de ce moment, seul l’avenir nous apporte des regrets, pouvons-nous influencer nos actions sous prétexte que demain nous prendrions une autre destinée? Les regrets sont importants, ils nous font mûrir. Ils nous font comprendre qu’on ne change pas le passé mais que le passé nous change immanquablement. Si tout nos choix étaient les bons comment améliorer nos décisions futures ? Tout serait banalisé, tracé, chaque génération nous conduirait vers le droit chemin sans embûches, sans obstacle, sans peines, sans douleurs… Mais sommes nous réellement capable d’accepter de ne plus vivre, de ne plus faire nos propres choix juste par peur des regrets ? Nous avons tous des regrets, des choses que l’on ferrait différemment maintenant que nous sommes dans ce futur. Changerions-nous une pièce du puzzle pour autant? Notre passé serait recomposé, nous ferions se que nous pensons meilleur pour nous, pour les êtres qui nous entourent. Mais comment savoir si ces nouveaux choix ne vont pas être regretés, comme une chaîne sans fin. La réalité c’est que ces regrets font partie de nous, ils nous ont construit qu’on le veuille ou non.
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06.10.2007
ABSENCE
Qu’est-ce qui fait mal ? Pourquoi un vide, une partie absente de nous peut provoquer l’envi de douleurs. Certains de nos actes font mal, on le sait, mais rien n’arrête le geste pourtant. Que va-t-on chercher dans ces blessures que l’on s’inflige : une réponse, un oubli, un écoeurement… Et puis un jour sans raison, sans prévenir, on réalise que ce manque on l’identifie comme si on l’avait toujours su, mais que le voile avec lequel on s’était protégé était tombé. Ce manque, cette chose que l’on ne peut matérialiser, devient si handicapant quand on réalise finalement qu’il s’agit de l’essence de nous même. Je me construis sans fondation, une âme boiteuse à qui il manque un membre. Quand il manque un pilier peut-on grandir droit ? L’équilibre n’est plus. Est-ce irrémédiable ? Doit-on remplacer, ignorer, reconstruire l’absence ? Ce vide est si immense quand il s’appelle maman. L’absence d’instinct maternel se dévoile t-il à la naissance de l’enfant de trop ou se renforce t-il quand ce fruit n’est autre que le résultat d’un besoin de miroir. Comment s’aimer quand on doute de l’amour de la personne qui nous a donné la vie…
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02.10.2007
LA MORT CONTINUITE DE LA VIE...
Perdre un être cher. Pourquoi utilisons nous le mot perdre ? Perdre, sous-entend que nous allons retrouver l'être aimé un jour. Et pourtant il n'en est rien. Nous ne perdons pas une personne dans l'espoir de la retrouver un jour, peut-être, nous lui disons adieu, car la mort n' égare rien, elle prend définitivement. La mort laisse un vide qu'il faut accepter. Mais quand doit-on s'y résoudre ? Quant les souvenirs que nous nous repassons en boucle pour continuer de faire vivre l'autre s'estompent et nous ramènent à la réalité, ou quant on réalise que la vie est un jeu permanant et que la comédie prend fin au moment où la mort fait tomber le rideau ? Quant elle arrache brutalement un être, le choc est plus lourd certain disent. Mais que se soit long ou non, la fin est toujours la même : un manque, une sensation d'inachevée. Combien disent j'aurais fait telle ou telle chose ou dit certaines choses... La réalité c'est que le scénario de la vie n'est pas écrit, tout est improvisation et péripéties. En définitive, une mort soudaine n'est pas plus douloureuse, elle laisse juste des regrets supplémentaires à ceux qui restent. Il faut continuer à vivre, à jouer le rôle qui nous est attribué dès la naissance, jusqu'à la fin de la pièce...
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