02.03.2008

ALORS REGARDE

590442874.jpgMes yeux ne voient-ils que le beau ? Pourquoi ne pas croire en la noblesse de ses sentiments ? Dois-je restreindre mes idées, mes pensées, mes rêves, mes espoirs parce que d’autres yeux n’y voient pas ? Un coup d’œil oubli avec désinvolture, le regard se souvient sans effort. Alors je regarde mon monde dans chaque recoin avec toute la finesse que je peux y entrevoir. Mes yeux n’effleurent pas, ils s’attardent, découvrent et s’émerveillent chaque fois qu’ils se posent. Aimer contempler la vie ne requière pas du temps mais de la sagesse, celle d’imaginer que chaque instant est unique et que cette vue, s’y ordinaire soit-elle, ne reviendra jamais plus nous faire grâce de son spectacle. Je veux continuer d’espérer que l’innocence de mon regard ne s’estompera pas avec le temps d’une vie, comme la vue diminue avec la vieillesse. Je refuse de contenter mes yeux du superflue. Un jour, d’autres yeux viendront peindre la même toile que la mienne. Ce sentiment que mes yeux vont croiser ceux qui seront me retenir sans un mot mais avec la promesse de toujours me contempler sans artifices. Je regarde le monde non pour le voir comme tout à chacun, mais pour le ressentir. Mes yeux ne sont que l’intermédiaire entre la beauté entrevue et les vagues de frissons qui en découlent et qui viennent se déverser dans tout mon être. Si la naïveté de mon regard me permet de prolonger le rêve qui est donné à chaque enfant, alors mes yeux seront la seule partie de moi à ne jamais vieillir.

01.03.2008

DOUCE LUMIERE

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Oh jeune flamme qui peine à se voir malgré l’immense vide qui t’entoure. Ce vide indéfinissable qui nous oppresse et nous pousse à rechercher la lumière, la flamme. Pourquoi soudain, au détour d’un virage, nous l’apercevons ? La flamme a-t-elle grandi ou avons-nous ouvert les yeux pour faire disparaître la solitude ? Je la vois là, petite, dansant sur elle-même, fragile et silencieuse. On cherche alors à l’approcher, l’apprivoiser doucement, avec méfiance pour éviter qu’elle ne s’éteigne, Je l’admire de loin, ne la quitte plus du regard de peur de perdre cette intensité, l’hypnose dans laquelle elle me plonge sans mon consentement. Vais-je finir par m’y brûler, me perdre dans la fumée qu’elle dégage autour de moi ? Plus je m’avance, plus elle s’allonge, éclaire et réchauffe mon corps, mes pensées, mon être tout entier. Vais-je accepter d’illuminer ce que j’ai d’enfoui au plus profond, de mettre en lumière ce qui se cache en moi ? Accepter d’entrer dans la lumière de sa vie, afin de rayonner pour l’autre qui nous attend dans l’ombre, demande d’entretenir la flamme naissante. Cette flamme je la reconnais, elle s’est allumée si souvent dans ce vide qui n’est autre que mon cœur. Quand sera-t-il venu le temps où le souffle de ton être va venir transformer cette flamme en incendie pouvant me consumer de l’intérieur ? En attendant cette douce brise, le blizzard de mes angoisses vient réduire ma flamme à néant, encore…

01.01.2008

CHANGEMENT

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Une fin d’année qu’est-ce que c’est ? La fin de 12 mois consécutifs ou le début d’un nouveau cycle ? La fin d’une année est toujours émouvante parce que quoi qu’on en dise, elle nous oblige à nous retourner sur notre passé. On se passe le film de nos joies, nos peines, nos réussites, c’est l’amalgame de notre bonheur et de nos malheurs. Au dernier jour de cette année, pouvons-nous dire qu’elle a été meilleure que la précédente ou bien juste différente ? Avons-nous réussis les défis que nous nous sommes lancés l’an passé jour pour jour ? Nous sommes souvent fière d’avoir réussi à franchir une étape supplémentaire par rapport à l’an passé : un sentiment avoué, une action accomplie alors qu’elle nous paraissait inaccessible, ou juste un pas en avant vers notre destinée. Puis viens le moment de nostalgie en se disant et si finalement je n’avais rien provoqué et que la route tracée derrière nous  n’avait été que pré dessiné ? On se demande si le nombre de pensées qui vont se perdre et se poser sur nous entre la fin et le début de cette année va être plus nombreux. Et puis arrive les douze coups qui nous font basculer du souvenir aux promesses. La promesse de faire mieux, de donner plus ou parfois moins, de recevoir sans compter… La résolution de faire différemment pour être meilleur. Mais pourquoi ces promesses intimes ne durent qu’une nuit, que quelques heures, ou juste le temps d’y songer ? La faculté de changer ne doit pas être la promesse d’un instant mais une volonté de chaque jour. A quoi sert le premier jour d’une nouvelle année si se n’est de croire au renouveau, à la possibilité de jours inconnus. Il n’est pas vain de penser que l’on n’a changé en un an et que l’on va être différent lors du prochain bilan. Il n’est pas vain non plus de croire en soit, de croire que l’on est capable de s’améliorer, de reconnaître nos erreurs pour ne plus les reproduire. Il n’est jamais vain de croire à demain…