05.07.2008
NOUS
Ne me juges pas,
Je n'affirme rien, je me délecte de nouveaux songes ;
Ne me parles pas de pitié ;
Je n'ai pas de regrets, j'ai simplement des souvenirs sans toi ;
Ne te moques pas,
Je ne joue pas, je teste toutes les facettes de ma personnalité ;
Ne me disputes pas,
Je n'ai pas commis de fautes, je sorts des sentiers battus ;
Ne t'éloignes pas,
Je ne parts pas, je voyage jusqu'à l'épuisement.
Mais aides moi sans un geste,
Sans ta présence, je tombe avant d'avoir trébuché ;
Regardes moi sans vecteurs,
Sans tes yeux sur moi, je me dénigre ;
Supportes moi sans rancœur,
Sans ton indulgence, je me perds dans mes caprices ;
Aimes moi sans promesse,
Sans tes sentiments, mon cœur perd tous ses instincts ;
Ne laisses pas les autres me contempler à ta place,
Ton indifférence serait pire que ton mépris.18:10 Publié dans ESPACE LIBRE | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : écriture
31.05.2008
LA PRETENTION DE SA VERITE
Ne juges pas ce que tu ne comprends pas, ne juges pas ce que tu ne peux imaginer, ton esprit est limité par ton ego. Tu as joué de tes connaissances pour croire que ta suprématie était la seule réponse à nos problèmes. Seul, tu te retrouves à contempler les souvenirs de ce qui était clair et prédéfinit entre nous. Seul, tu penses vivre à travers un écran, vide de sens, sans écho de l’autre côté. Penses-tu toujours que ta vérité, sans remise en cause, est la ligne de conduite à suivre ? Si la solitude est ton créneau, tu peux te venter d’avoir compris la vie avant d’avoir atteints l’âge de la maturité. Tu n’es que principes et désillusions, le rêve ne t’atteints plus alors tu vis comme dans un manuel qui guide tes pas, tes mots et même tes idées, sans fausses notes. Ouvres les yeux et vois que ton chemin n’est pas libre de tous jugements, il est tracé comme une autoroute sans fin, tu n’as pas prévu de bifurcations ou d’arrêts éventuels, tu traces et rien ne peut te perturber. Où es-tu ? Que s’est-il passé pour que tu ne sois plus que cet écran vide de tout sentiments, de toutes folies ? Tes principes ne font pas de toi un homme meilleur, ils font de toi un homme sans espoir. Je ne peux imaginer qu’elle est fait de toi un être aigrit, persuadé de détenir toutes les armes pour lutter contre les mésaventures de notre existence. Depuis son départ, tu les collectionnes par plaisir : la méchanceté, l’égoïsme, la solitude. Les armes ne nous empêchent pas d’être blessés, touchés, meurtris, elles n’incitent qu’à nous défendre par le geste plutôt que de nous servir habilement de la plus tranchante et la plus vile de toute : la parole. Ton arme la plus précieuse ne doit pas être aiguisée pour un combat futile mais pour l’argument du beau, du véritable. Elle te délivrera de tes maux, non par la passivité mais par l’expression de ta colère. Un jour, peut-être, tu seras capable de voir par d’autres yeux, de faire tomber ces barrières de l’esprit et de te partager aux autres. Un jour peut-être... Mais ce jour, qui sera encore présent pour te redécouvrir ?
12:54 Publié dans ESPACE LIBRE | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ecriture
13.04.2008
QUE LE SPECTACLE COMMENCE

Une douce brise vient faire valser ma longue chevelure. Elle m’enveloppe de sa fraîche douceur, elle me titille, mais je n’ai de songes que pour l’horizon. Le vent caresse l’eau à la surface également, la mer semble toute ridée. Je contemple cet aquarium géant et mes yeux se perdent au loin là-bas. Qui y a-t-il au large ? Question sans réponse mais cette dernière importe peu puisque l’idée de l’infinie contente mon esprit. Le vent aime jouer de ce qui l’entoure, il empoigne à présent le sable à chacun de ses passages et le sème violemment comme un rituel réconfortant. Les grains atterrissent contre mon corps et restes accrochés comme de petits souvenirs à emporter. L’océan devient capricieux, les vagues claquent contre le sable pour rappeler son omniprésence et emportent tout sur leur passage. Ce que la mer dépose, elle seule en dispose. Mais quant son humeur s’adoucie et ressemble à son cousin l’étangs, elle offre ses trésors aux gens de passage, impatients d’y déterrer tes secrets enfouis depuis la nuit des temps. Les yeux fermés, je ne vois plus ton immensité mais j’entends ta puissance et ton chant aux teintes multiples. Mes narines aussi participent à ce spectacle, ton odeur s’y est invitée. Un nouveau figurant vient d’apparaître et de ces rayons il te réchauffe. Comme un spot partant du ciel, il éclaire ce tableau de sa lumière puis son faisceau se perd sur ta surface agitée. Soudain, la lumière change et se cache derrière des nuages bleutés annonceurs de mauvais présages. Ce soir, le spectacle se termine. Vite, je te quitte pour mieux revenir, mais mon cœur lourd telle une enclume, reste encré à ton port pour l’éternité.
14:29 Publié dans ESPACE LIBRE | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : écriture





