22.03.2008
LA VERACITE DE TES MENSONGES

Tes contours se dilatent, tes mots s’évanouissent, tu ne ressembles plus à ce qui m’était familier. Ton absence me conforte dans mes pensées obscures qui ne veulent plus être illuminées par ton regard. Qui es-tu ? Tu as basculé de l’être aimé et admiré à cet étranger qui me glace sur son passage. Cherches-tu à fuir le décor que tu as crée autour de nous maintenant que les accessoires de l’illusion ont disparus ? De tes mensonges jailli une autre partie de ta vérité. Le vent de tes mensonges a balayé mes espoirs en fleurs, même nos souvenirs, morts et desséchés par le temps, ont été emportés. Tu as tué mes sentiments avec toute la finesse de ton arme, aiguisée afin de transpercer la seule partie des hommes qui ne peut être protégée par des artifices : le cœur. Il n’est point nécessaire d’apprendre pour manier habilement le mensonge. Tu maîtrises ce poison avec soin et agilité pour en connaître les effets dévastateurs qui se propagent une fois déversé. J’ai été contaminée lentement sans possibilité de créer le moindre anticorps contre ton venin. Je suis condamnée à te perdre dans le brouillard de tes calomnies. Un à un, j’en ressens les symptômes. Tu me parles, je ne te crois plus. Tu m’écoutes ? J’en doute. Si tes lèvres s’entrouvrent, je ne désire plus les observer pour en saisir chaque mouvement. Ta bouche est devenue le messager de mes blessures. Tes yeux ne sont plus les fenêtres de tes pensées que j’admirais. Aujourd’hui, ton regard est un paysage insipide sur lequel je viens me heurter comme sur une porte qui se referme brutalement. J’en ai perdu la clé. Si la tromperie est la source de tes échanges, alors je préfère encore conduire le reste de mon cœur dans le désert le plus aride.
17:52 Publié dans ESPACE LIBRE | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : écriture





